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Textes "spirituels"

Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 17:44

LE NUMINEUX

 

Le numineux est le sens de la connexion, le sens du lien avec le monde des archétypes, la connexion avec le tissu de tout ce qui est : de  notre humanité et des mondes subtiles que nous formons et qui nous constituent.

 

Dans Wikipédia :

Chez Rudolf Otto dans son livre Le Sacré, l'expérience numineuse est l'expérience affective du sacré

Jung, dans le cadre de sa psychologie analytique, rattache le numineux aux archétypes, formes symboliques innées et constitutives de l'inconscient collectif.

 

« L'autorisation noétique est un cheminement de connaissance de soi, un voyage intérieur (et/ou extérieur) durant lequel un processus interne et continu de transformation de Soi démarre lorsque l'individu s'ouvre (suite à un flash existentiel, une prise de conscience de son ignorance et de sa souffrance, ou à un questionnement sur le sens de la vie) à un profond désir de changement et se confronte à l'inconnu, rencontre des archétypes ou symboles numineux qui le touchent, l'ébranlent et lui dévoilent le réel derrière la réalité, l'esprit derrière la psyché, le monde ontologique derrière le monde des apparences, le monde de l'intelligence derrière le monde de la signification.1 »

 

En Biodanza (résumé de paroles de Rolando Toro, initiateur du système Biodanza) le numineux est le sens par lequel nous percevons les liens

 

  • - Entre le corps et l’âme, entre le corps et le spirituel, le spirituel existe à travers le corps

  • - Entre le quotidien et l’éternel. Tout geste quotidien, manger, se laver, travailler, sont des gestes éternels car ils n’existent que dans l’instant. Chaque geste est fait ici et maintenant et pour toujours

  • - Entre le sacré et le profane. Tout acte est sacré, pas seulement celui qui se fait dans une église ou un lieu de culte. La Vierge Marie est sacrée bien-sûr, mais toute femme qui met au monde un enfant, le berce, l’allaite est sacrée. Les enfants qui cherchent désespérément à manger dans les poubelles sont sacrés. La vie est sacrée et par là toutes ses créatures.

  • - Entre l’intelligence et l’émotion. Une intelligence conceptuelle sans émotion ou affectivité est dépourvue de sens. Elle ne nous connecte pas avec le monde réel, celui des êtres humains. Le fait de s’émouvoir, d’entrer en lien et en empathie est l’intelligence du cœur.

  • - Entre le féminin et le masculin. Le machisme prétend que l’homme est supérieur à la femme. Hors la femme est détentrice de la sensibilité, de la sagesse, de la beauté. Elle est souvent plus capable que l’homme dans beaucoup de domaines. Chaque être humain est féminin et masculin.

 

Les dissociations entre le corps et l’âme, le sacré et le profane, l’intelligence et l’émotion, le masculin et le féminin nous rendent chaque fois plus petits et insignifiants. Nous pouvons tuer par milliers car nous ne sommes rien. Il s’agit donc de libérer l’inconscient numineux, de le faire apparaître car il permet de rassembler, d’intégrer, de dépasser ces dissociations.

 

L’inconscient numineux se compose de quatre paramètres:

 

  Amour  
Intase + Illumination
  Courage   


 

  •  Le premier paramètre est la nécessité d’aimer, intrinsèque à l’organisme, la nécessité de communion. L’amour implique communion, empathie, tendresse et miséricorde.  


  • Le deuxième paramètre de cet inconscient est l’illumination. Jung a proposé l’illumination en disant que  notre âme a une partie d’ombre et une partie de lumière. Nous devons évoluer et convertir les ombres en lumière. Nous pouvons évoquer notre lumière, mais notre lumière n’est pas là pour que nous soyons un roi soleil qui irradie la lumière, notre lumière est là pour illuminer l’autre, pour voir son âme. L’illumination est un processus vers l’autre. 


  • La troisième caractéristique est le courage, le courage pour savoir ce que nous voulons, sans peur, pour défier notre peur de vivre et d’aimer. .Avoir le courage de marcher dans la vie et défendre ce que nous désirons le plus dans notre existence. C’est difficile, compliqué de défendre ce que nous sommes en essence. Avoir le courage de sortir du chaos quand nous souffrons ou nous sentons abandonné. Prigogine, prix Nobel de physique, a démontré que dans tout chaos il y avait un attracteur d’ordre. C’est cet attracteur d’ordre dont nous avons besoin pour sortir du chaos et renaître.


  • La quatrième caractéristique est l’intase, qui veut dire la splendeur même d’être un être humain, de faire partie de l’univers, du cosmos. Ce n’est plus l’homme face au monde mais l’homme comme un organe du monde. Nous ne sommes pas là pour détruire la nature mais sentir un lien profond avec  elle, apprendre d’elle. Si mon arbre n’a pas de racines, je suis superficiel, je n’ai pas de fondements. L’arbre donne des fruits et je dois donner des fruits. Si ma mer n’a pas la capacité à faire la tempête, je n’ai pas de profondeur. Si mes montagnes n’ont pas de stabilité et de puissance, je suis vulnérable, je suis fragile. La nature est notre maître. Nous prenons la force de la nature pour être nous-mêmes la grandeur de l’homme.

 

 

La Biodanza, en tant que système d’accélération du processus d’intégration, propose des exercices et des musiques pour se connecter à ces quatre catégories : amour, illumination, courage et intase ; pour faire sortir cet être humain éternel qui est en nous.

 

Notre proposition est de faire danser tout le monde, en partant des enfants dans les écoles. La Biodanza est une discipline de l’éducation, c’est ce que j’ai appelé Education Biocentrique.

 

Par Nes - Publié dans : Textes "spirituels"
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 20:29
[Prononcé lors de son investiture à la présidence de la république d'Afrique du Sud en 1994, ce texte est en fait tiré du livre "Retour à l'Amour" de Marianne Wiliamson...]

" Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. 

Nous nous posons la question: 
" Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux? "

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être? 
Vous êtes un enfant de Dieu. 
Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres. 

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. 
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus: elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. 

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres "
Par Nes - Publié dans : Textes "spirituels"
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 20:06

Extrait de "Rencontres avec la Splendeur de Marie Elia" - la lettre Lamed - l'Aiguillon de l'Amour - p. 171
[Ce livre est un livre initiatique qui défini les étapes d'intitation de l'Être humain à travers la rencontre avec chacune des lettres hébraïques.. La lettre Lamed - L'aiguillon de l'Amour, raconte le choix de l'être humain de servir soit son bonheur propre soit de mettre son amour au service des autres... ]


[En rédigeant le blogue, il est venu le résumé suivant:]
L'homme ferme les yeux, respire profondément...; "je trouve ma motivation dans mon amour pour mes frères ,pour la Terre, et pour ma bien aimée qui m'attend..."  Une émotion l'étreint, une larme perle... "Oh mon amour, je sais que nous nous retrouverons..." Il a oublié le vide vertigineux... Tout son être vibre au rythme de l'amour... Les bras ouverts, il fait un pas en avant. Il ne perçoit que confusément le souffle du vent qui accompagne sa chute alors qu'il s'abandonne à la force de l'attraction terrestre ... celle qu'il aime règne dans les profondeurs et aussi sur son cœur... Il glisse ainsi sur le chemin de l'amour... Bien plus tard, il ouvre enfin les yeux. Étonné d'être indemne, Il prend peu à peu conscience de sa folie comme un enfant ravi... Une vallée inconnue déploie ses charmes verdoyants en contrebas et l'homme s'engage sur le chemin qui descend à sa rencontre.
Extrait de Rencontres avec la Splendeur de Marie Elia la lettre Lamed - l'Aiguillon de l'Amour - p. 171

[Le texte complet]

L'homme ferme les yeux, respire profondément.

— Celle que j'ai déjà exprimée à la jeune fille tout à l'heure. Je trouve ma motivation dans mon amour pour mes frères, pour la Terre, et pour ma bien-aimée qui m'attend.

Il respire encore, et se souvient du visage de la Reine de la Nuit. Une émotion l'étreint, une larme perle, et il murmure doucement.

— Ô mon amour, tu sais bien que jamais je ne t'oublierai. C'est pour toi que je marche car je sais qu'au bout du chemin, nous nous retrouve­rons. Prends patience, je viens à toi !

Il a oublié le vide vertigineux. Tout son être vibre au rythme de l'amour. Les bras ouverts, il fait un pas en avant. Il ne perçoit que confusément le souffle du vent qui accompagne sa chute alors qu'il s'abandonne à la force de l'attraction terrestre. Son esprit est tout entier habité par la pensée que cette force le rapproche de celle qu'il aime, qui règne dans les profondeurs et aussi sur son coeur.

Il glisse ainsi sur le fil de Lamed, sur le chemin de l'amour. Bien plus tard, il ouvre enfin les yeux. Étonné d'être indemne, il prend peu à peu conscience de sa folie, comme un enfant ravi.

Le sommet qu'il vient de quitter a disparu loin derrière lui, au-dessus des nuages. Une vallée inconnue déploie ses charmes verdoyants en contrebas, et l'homme s'engage sur le chemin qui descend à sa rencontre.


[Commentaires sur Lamed]

Douzième lettre de l'alphabet, Lamed est la seule dont le tracé s'engage au-dessus de la ligne d'écriture. Elle nous apporte une aide précieuse et spécifique pour nous relier aux plans de lumière les plus élevés.

Comme Mem, elle est formée d'un Vav (6) et d'un Kaph (20), dont l 'addition totalise également le nombre 26 qui est celui du tétragramme, nom sacré déjà évoqué précédemment. Mais ici la partie "Vav" de Lamed s'élance au-dessus de la partie "Kaph" qui correspond au corps, au vase — pour employer une expression chère aux kabbalistes.

Par Nes - Publié dans : Textes "spirituels"
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 15:46

-Le sens du bonheur-

Krishnamurti

(mise en gras: Olivier)

 

L'un des problèmes de base auquel le monde est confronté est celui de la coopération. Que veut dire le mot «coopération»? Coopérer, c'est faire des choses ensemble, les construire ensemble, les ressentir ensemble, c'est avoir un objectif commun de manière à pouvoir travailler ensemble librement.

 

Mais les gens sont généralement peu enclins à collaborer naturellement, facilement, avec bonheur; ils ne le font que contraints et forcés par divers modes de persuasion : la menace, la peur, le châtiment, la récompense. C'est une pratique répandue dans le monde entier. Sous des gouvernements tyranniques, on vous force à travailler ensemble de manière brutale : si vous ne «coopérez» pas, vous êtes liquidé ou envoyé dans un camp de concentration. Dans les pays prétendument civilisés, on vous incite à travailler ensemble grâce au concept de patrie, ou au nom d'une idéologie très soigneusement élaborée et largement propagée pour que vous l'acceptiez; ou bien vous travaillez ensemble pour faire aboutir un projet conçu par d'autres, un programme visant à l'utopie.

 

C'est donc le projet, l'idée, l'autorité qui incitent les gens à travailler ensemble. C'est cela qu'on appelle en général la « coopération », et le terme sous-entend toujours la notion de châtiment ou de récompense, ce qui signifie que derrière cette «coopération» se cache la peur. Vous travaillez toujours pour quelque chose, pour le pays, pour le roi, pour le parti, pour Dieu ou le Maître, pour la paix, ou pour mettre en œuvre telle ou telle réforme. Votre idée de la coopération, c'est de travailler ensemble en vue d'un résultat particulier. Vous avez un idéal édifier l'école parfaite, ou que sais-je encore auquel vous travaillez, et vous dites donc que la coopération est nécessaire. Tout cela implique l'intervention d'une autorité, n'est-ce pas? Il y a toujours quelqu'un censé savoir ce qu'il convient de faire, ce qui vous amène à dire : «Nous devons coopérer à l'exécution du projet.»

 

Je n'appelle pas cela de la coopération,  mais alors pas du tout! Loin d'être de la coopération, c'est une forme d'avidité, une forme de peur, de coercition, dissimulant une menace : si vous refusez de coopérer, le gouvernement ne vous reconnaîtra pas, ou bien le plan quinquennal va échouer, ou bien on va vous envoyer dans un camp de concentration, ou bien votre pays va perdre la guerre, ou bien vous risquez de ne pas aller au ciel. Il y a toujours un argument de persuasion, et dans ce cas il ne peut y avoir de coopération réelle.

Lorsque vous et moi travaillons ensemble simplement parce que nous nous sommes mis d'accord pour effectuer une tâche, ce n'est pas non plus de la coopération. Dans tout accord de ce genre, ce qui compte c'est l'accomplissement de la tâche, pas le travail en commun. Vous et moi pouvons être d'accord pour bâtir un pont, ou construire une route, ou planter des arbres ensemble, mais dans cet accord il y a toujours la peur du désaccord, la crainte que je ne fasse pas ma part de travail et ne vous en laisse effectuer la totalité.

 

Lorsqu'on travaille ensemble suite à une forme quelconque de persuasion ou en vertu d'un simple d'accord, ce n'est pas de la coopération, car derrière tous les efforts de ce type se cache la volonté de gagner ou d'éviter quelque chose.

 

Pour moi, la coopération est tout autre chose. C'est le plaisir d'être et de faire ensemble mais pas forcément de faire une chose en particulier. Comprenez-vous? Les jeunes enfants ont normalement cet instinct d'être et de faire ensemble, l'avez-vous remarqué? Ils sont prêts à coopérer à tout. Il n'est pas question d'accord ou de désaccord, de châtiment ou de récompense: ils ont seulement envie de se rendre utiles. Ils coopèrent instinctivement, pour le plaisir d'être et d'agir ensemble. Mais les adultes détruisent cet esprit de coopération naturel et spontané chez les enfants en disant : « Si vous faites telle chose, je vous récompenserai; si vous ne faites pas telle chose, vous n'irez pas au cinéma», ce qui introduit un élément corrupteur.

La coopération authentique ne naît donc pas simplement d'un accord visant à réaliser un projet commun, mais de la joie, du sentiment d'unité, si l'on peut dire; car dans ce sentiment n'entre pas l'obstination de la conception personnelle, de l'opinion personnelle.

 

Quand vous saurez ce qu'est cette coopération-là, vous saurez aussi quand il faut refuser de coopérer, ce qui est tout aussi important. Vous comprenez? Nous devons tous éveiller en nous cet esprit de coopération, car ce ne sera pas alors un simple projet ou un simple accord qui nous poussent à travailler ensemble, mais un extraordinaire sentiment d'unité, une sensation de joie à être et à agir ensemble hors de toute notion de châtiment ou de récompense. Ce point est très important. Mais il est tout aussi important de savoir quand il faut dire non; car nous risquons, par manque de discernement, de coopérer avec des gens malavisés, avec des leaders ambitieux porteurs de projets grandioses, d'idées fantastiques, comme Hitler et d'autres tyrans qui sévissent depuis la nuit des temps. Nous devons donc savoir quand refuser de coopérer; et ce n'est possible que si nous connaissons la joie de la véritable coopération.

 

Il est important de discuter ensemble de cette question, car lorsqu'on nous suggère de travailler en commun, votre réaction immédiate risque d'être : «Pour quoi faire? Qu'allons-nous faire ensemble?» Autrement dit, la chose à faire compte plus que le sentiment d'être ensemble et de collaborer; et quand la chose à faire le projet, le concept, l'utopie idéologique prend le pas sur le reste, il n'y a pas de coopération véritable. Nous ne sommes plus liés alors que par l'idée; et si une idée peut nous lier, une autre peut nous diviser. Ce qui compte, c'est donc d'éveiller en nous-mêmes cet esprit de coopération, ce sentiment de joie et d'action commune, hors de toute considération de châtiment ou de récompense. La plupart des jeunes ont cet esprit-là, spontanément, librement, à condition qu’il ne soit pas corrompu par leurs aînés.

Par Nes - Publié dans : Textes "spirituels"
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